femmes-aff1Une tradition transmet un héritage du passé. D’une génération à l’autre, elle fait passer des coutumes, des croyances des connaissances. Son but est moins d’aboutir à des changements que de maintenir un système en place. L’excision ou les mutilations génitales féminines (MGF) est le nom générique donné à différentes pratiques traditionnelles qui entraînent l’ablation d’organes génitaux féminins. Bien que plusieurs justifications soient données pour le maintien de cette pratique, elle semble liée essentiellement au désir d’assujettir les femmes et de contrôler leur sexualité. En effet  les hommes historiquement en sont les initiateurs, et ce, sous le prétexte de préserver la fidélité des femmes. Les mutilations génitales féminines (MGF)sont pratiquées dans 28 pays du monde.
La notion de rite est entendue au sens fort, et non comme une routine faite d’habitudes ayant tendance à se reproduire. Un vrai rite est une suite réglée d’actes ou de pratiques s’effectuant au cours d’une cérémonie. Rien n’est improvisé, tout est au contraire prescrit et doit s’exécuter selon un ordre établi, codifié. La quête de beaucoup d’adolescents est bien celles de rites, mais l’insuffisance des « passages » que leur proposent les adultes les conduit à s’inventer des pseudo-rites de franchissement, conduites à risques, « limites »… Les besoins qu’ils expriment tiennent davantage de manques à combler que de parcours à réaliser.
Il doit y avoir un questionnement autour du fait qu’il y ait plus de filles qui se scarifient, la souffrance qu’elles s’imposent sont l’expression d’une identité de fille difficile à revêtir dans une société qui ne s’est pas débarrassée de ses caricatures.
Extrait du débat intitulé: Femmes victimes de la tradition, adolescentes en perte de repères: devons-nous trouver de nouveaux rites de passage ?


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